Baisse du trafic dans les tunnels du Mont-Blanc et du Féjus

La construction  d’une nouvelle infrastructure au travers des Alpes est justifiée par les promoteurs du Lyon -Turin par une soit disant augmentation de trafic. Le chiffre de 40 millions de tonnes est invoqué pour être une limite dépassée à tous moment et qui aurait dû être dépassée. On a parlé d’un doublement du trafic en 10 ans et d’un triplement en 20 ans.

Qu’en est il ?

Les sources les plus fiables pour la traversé des Alpes sont les statistiques Suisses fédérales. Pour la france, sont pris en compte pour la route les tunnels du Fréjus et du Mont Blanc et pour le rail, le tunnel du Fréjus Ferroviaire.

Que constatons nous ?

Pour la route, le tonnage en fret est passé de 25,7 millions de tonnes en 1999 à 17,7 millions de tonnes en 2009 soit une baisse de 8 millions de tonnes.

Pour le rail, le tonnage est passé de 8,4 millions de tonnes en 1999 à 2,4 millions de tonnes en 2009 soit une baisse de 6 millions de tonnes.

Pour la route, le nombre de camions est passé de 1,5 millions de poids  lourds en 1999 à 1,2 millions de poids lourds en 2009 soit une baisse de 300 000 poids lourds.

Pour le rail, la chute est bien plus spéctaculaire puisqu’elle est d’environ 75%. Ce, malgré la mise en place d’un ferroutage entre Aiton et Turin (Orbassano), en effet  le report modal est sous utilisé et la politique fret en France est complètement délaissée (SNCF fret est le premier transporteur routier).

Conclusion :

Selon les estimations des promoteurs du LTF (estimations critiquées par l’audit des pont et chaussé -lien– et d’autres spécialistes –lien-) et surtout selon la parole de certains politiques, le tonnage aurait dû dépasser les 40 millions de tonnes.
Mais au lieu de cela, les chiffres sont formels, il a baissé.
En outre pour le rail, la voie est plus que sous exploitée et le trafic a chuté des 3/4.
Alors que  cette voie a été remise dans le gabarit B1 et peut transporter du fret à plus grande échelle et du ferroutage.

De surcroit,  l’ouverture des tunnels suisses du Loechberg et du Gothard captera encore une partie de ce trafic, on parle déjà selon les spécialistes d’une réduction  de 20% dans les tunnels du Mont blanc et du Fréjus.

Enfin , il serait de toute logique d’opter alors  pour les solutions les plus économiques et les plus écologiques avec nos moyens :  le report modal d’une partie du trafic sur la voie existante ainsi que le développement des TER (en Maurienne, ceux-ci se font en partie en bus et donc encore sur la route !) pour réduire  l’utilisation de la voiture individuelle et desservir correctement les localités.
Le lyon turin ferroviaire a été pendant 20 ans l’excuse pour ne pas faire de report modal de la route vers le rail. Et les événements actuels laissent penser que ce sera encore la même chose dans 20 ans. 

mercredi 21 mars 2012

de: http://www.no-tav-savoie.org/

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