RÉUNION DES OPPOSANTS FRANÇAIS ET ITALIENS DE LA LYON-TURIN

23 septembre 2012
Au siège de la Communauté de Montagne Val Susa et Val Sangone

Le trafic des passages alpins de 2011 est inférieur à celui de 1988 LTF a truqué DE 2 milliards le coûts du projet
Les opposants italiens et français se sont rencontrés ce dimanche 23 septembre 2012 à Bussoleno au siège de la Communauté de Montagne en présence d’élus des deux pays.
Ils constatent que les associations1 qui supportent le projet de la nouvelle ligne ferroviaire entre Lyon et Turin sont largement financées par les deniers publiques et les fonds des groupes du bâtiment et des travaux publics.
Les opposants ont constaté, lors des présentations des documents publics tant italiens que français que les problèmes environnementaux et de transports sont les mêmes dans les deux pays.
En effet, ils observent preuves en main, que la détérioration environnementale est consécutive à l’augmentation permanente du nombre de voitures dans les agglomérations ainsi que des transports inter-régionaux de marchandises.
Ils ont également constaté que les documents français et italiens prouvent que la ligne ferroviaire existante est sous utilisée et qu’elle permet de transporter dès aujourd’hui les marchandises d’un million de camions soit des près des trois quart du trafic lourds transfrontaliers franco-italien2.
Le tonnage transporté sur l’ensemble des passages alpins a diminué, pour s’établir en 2011 à un niveau inférieur à celui de 19883. Ils ont enfin constaté que la société LTF a récemment modifié le coût du projet sur son site internet, afin de le minorer de deux milliards d’Euro. Les opposants apportent la preuve de cette triche dont la justification est de faire croire que le financement du projet pourrait être réalisé.
L’ensemble des participants à la rencontre franco-italienne de ce dimanche dénonce fermement cette nouvelle tricherie de LTF et déclare que les promoteurs de la nouvelle ligne Lyon-Turin ne se contentent plus de l’abus de conscience.
Ils rappellent que ce projet, qui se révèle inutile à la vue des chiffres depuis trente ans, a toujours été présenté comme une amélioration environnementale qui se révèle aujourd’hui fausse tant en France qu’en Italie.
Les opposants rappellent que le Ministre français des transports, M. Frédéric Cuvillier a déclaré au mois de juillet 2012 après la publication du rapport de la Cour des Comptes française qui le demandait, que serait mise en place une commission de hiérarchisation et d’évaluation des projets, dont le Lyon-Turin fait partie.
L’intense campagne de lobbying, organisée grâce aux deniers publics auprès du gouvernement français, des élus européens et des organisations environnementales ne cherche qu’à éviter une évaluation indépendante réclamée par la Cour des Comptes française et les 360 professeurs d’universités en Italie.
Lors de leur rencontre à Lyon le 13 septembre, les promoteurs du Lyon -Turin ont imaginé un nouvel outil financier, après avoir épuisé l’appel aux petits porteurs floués dans l’affaire Eurotunnel4, après avoir épuisé la solution du partenariat public privé (PPP) dénoncé par la Cour des Comptes française.
Il s’agit en fait, avec les supposés « project bonds », d’adosser des financements avec la garantie des États italien et français et donc d’accroître les déficits publics.
1 Transalpine et Transpadana
2 Source SFTRF SITAF GEIE TMB RFF
3 Source Office Fédéral des transport Suisse
4 Sous la Manche
Les opposants suggèrent que les promoteurs et soutiens du projets parmi lesquels on compte les plus grosses fortunes de France et d’Italie, donnent eux mêmes leur propre garantie plutôt que celle que constitue l’impôt.
Ils ont en effet constaté que toutes les prévisions sur lesquelles se fonde ce projet depuis vingt ans, se sont révélées fausses, il n’y a donc aujourd’hui aucune raison de faire confiance à des promoteurs qui s’acharnent à le défendre malgré les chiffres qui le condamnent.
Pour finir, les participants opposants au Lyon Turin dénoncent la politique du fait accomplit alors plus de cinq cents millions d’Euros ont été investis sur les lignes existantes et dans le tunnel du Montcenis pour moderniser la ligne et augmenter sa capacité maintenant largement suffisante pour l’avenir.
Ils réitèrent leurs demandes d’investissements sur les lignes existantes, recommandée par la Cour des Comptes Française, pour améliorer les transports collectifs fréquents et de proximité, seule solution pour réduire la dégradation environnementale consécutive à l’augmentation du trafic des voitures.

1989 – 2012, 23 anni di opposizione popolare alla nuova linea ferroviaria Torino-Lione
23 ans d’opposition populaire à la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin

 

Comuniqué de presse diponible en pdf

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